Les récentes révolutions en Algérie et au Soudan nous montrent qu’aucune des contradictions auxquelles étaient confrontés les travailleurs et la jeunesse, et qui ont mené à la vague de révolutions arabes en 2011, n’ont été résolues. Nous publions à nouveau ce manifeste de la Tendance marxiste internationale qui explique quelles sont les tâches à mener pour la révolution arabe. Écrit lors de la première phase de ce mouvement en mars 2011, ce manifeste demeure tout aussi pertinent aujourd’hui.

Les Algériens en liesse sont descendus dans la rue hier soir, après que le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé sa démission. Cette nouvelle fait suite à un mois et demi de manifestations de masse contre son règne. Mais cette démission seule ne résoudra rien, et les masses appellent maintenant à la chute de tout le régime.

L’attaque barbare sur deux mosquées à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, par un terroriste fasciste – qui a tiré indistinctement sur des hommes, des femmes et des enfants, en tuant 50 et en blessant beaucoup d’autres, tout en diffusant en direct ses gestes sanguinaires – se produit dans un contexte de crise économique qui s’approfondit et de tensions politiques et sociales accrues à travers le monde. Chaque personne avec un minimum de décence humaine condamne cette attaque avec raison, mais il faut se demander : pourquoi de tels actes de terrorisme surviennent-ils, et que pouvons-nous faire pour mettre fin à une telle barbarie?

Des milliers d’étudiants postsecondaires ontariens ont débrayé le 20 mars dernier pour protester contre les coupes du premier ministre Doug Ford dans l’aide financière aux études. Le débrayage, initié par la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ), a mobilisé 17 campus, notamment à Toronto, Ottawa, Windsor et London. Des centaines d’étudiants du secondaire ont également pris part à l’action en organisant des manifestations spontanées en soutien aux étudiants universitaires et collégiaux.

L'article ci-dessous est une traduction d'un article paru sur le site de la section britannique de notre internationale le 21 novembre dernier. La campagne Game Workers Unite que l'article évoque a trouvé écho un peu partout dans le monde, et un chapitre s'est notamment créé à Montréal. Lors du MIGS (Montreal International Game Summit) de cette année (12-13 novembre 2018), une des grandes conférences internationales pour les développeurs de jeux vidéo qui se déroule à Montréal, le thème de la syndicalisation, pour la première fois, a été abordé, avec notamment des représentants du chapitre local de GWU (Game Workers Unite), mais aussi du STJV français - Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo. La CSN avait essayé d'organiser les travailleurs du milieu il y a quelques années, sans succès. Nous ne pouvons que soutenir cette campagne pour organiser des travailleurs et travailleuses particulièrement exploités, comme vous allez pouvoir le constater.

« The ocean is rising, and we are too » [« les eaux se soulèvent, nous aussi »], pouvait-on lire sur une pancarte lors de la récente grève des jeunes pour le climat (#YouthStrike4Climate) à Londres. Partout dans le monde, des jeunes battent le pavé pour s’attaquer à l’enjeu le plus crucial de notre époque : la catastrophe climatique imminente. Lancées en Suède en août dernier avec les manifestations hebdomadaires d’une élève du secondaire, Greta Thunberg, les grèves des jeunes se sont rapidement propagées à l’échelle mondiale. Dans tous les pays, la situation est la même : une nouvelle génération radicalisée entre sur la scène politique et demande une intervention et un changement de système pour empêcher la destruction de l’environnement.

La joie a envahi les rues des villes d’Algérie, lundi, après l’annonce tant attendue : Bouteflika renonce à briguer un cinquième mandat. C’est une grande victoire pour le mouvement de masse qui s’est développé depuis le milieu du mois de février.

En février dernier, une grève générale paralysait Haïti. Elle était dirigée contre la pauvreté croissante des masses et la corruption avérée du gouvernement. Ce mouvement prolonge la grève générale de l’été 2018 (contre l’augmentation du prix de l’essence) et les manifestations massives provoquées, en novembre dernier, par un énorme scandale de corruption impliquant directement le gouvernement.

« The ocean is rising, and we are too », pouvait-on lire sur une pancarte lors de la récente grève des jeunes pour le climat à Londres. Des jeunes partout dans le monde battent le pavé pour s’attaquer à l’enjeu le plus crucial de notre époque : la catastrophe climatique imminente. Lancées en Suède en août dernier avec les manifestations hebdomadaires d’une élève du secondaire, Greta Thunberg, les grèves des jeunes se sont rapidement propagées à l’échelle mondiale. Dans tous les pays, la situation est la même : une nouvelle génération radicalisée entre sur la scène politique et demande une intervention et un changement de système pour prévenir la destruction de l’environnement.

Des manifestations de masse et une grève générale demandant la démission du président Jovenel Moïse paralysent Haïti depuis plus de deux semaines. Ce mouvement de masse est également une réaction à la pauvreté grandissante et à la corruption. Il est une continuation directe de la grève générale de l’été 2018 contre l’augmentation des prix du carburant et des manifestations de novembre dernier liées au scandale de corruption impliquant des fonds de PetroCaribe.