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Le COVID-19 a entrainé des fermetures, des interdictions de circuler et des pénuries de matériel médical et de nourriture dans le monde entier. Cependant, à un endroit dans le monde, c’était déjà la norme bien avant la pandémie : la bande de Gaza. Déjà soumise à d’énormes restrictions et pénuries depuis le début du blocus il y a 13 ans, Gaza doit désormais faire face au COVID-19.

Le dernier discours de Macron l’a confirmé : sa priorité n’est pas de sauver un maximum de vies humaines, mais de sauvegarder les profits des capitalistes. Ce qu’il a annoncé est uniquement motivé par la défense des intérêts matériels de la classe dirigeante. Le Medef s’en est d’ailleurs félicité.

Ces derniers jours, nous assistons à une dangereuse escalade dans les menaces et les provocations de Washington contre le Venezuela. Le ministère américain de la Justice a accusé le président Maduro et d’autres hauts fonctionnaires vénézuéliens de fausses accusations de trafic de drogue, entre autres choses. Le ministère des Affaires étrangères des Etats-Unis a offert des récompenses montant jusqu’à

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Il y a plus de dix ans, au plus fort de la crise de 2008, la Chine a sauvé le capitalisme mondial, notamment grâce à un plan de relance de plus de 500 milliards d’euros. Sans ce « stimulant », et sans l’énorme demande en matières premières et de marchandises importées qu’il a suscité en Chine, la crise aurait basculé dans la Dépression.

Depuis la mi-mars, l’Education nationale est supposée assurer la continuité pédagogique pour près de 12 millions d’élèves du primaire et du secondaire. Loin de la préparation minutieuse vantée par le ministre Jean-Michel Blanquer, la continuité pédagogique a en réalité été mise sur pied dans un mélange d’approximation et d’improvisation. Cela a plongé élèves et personnels dans la plus grande confusion tout en renforçant les discriminations sociales.

Du fait de l’épidémie, le secteur du BTP est frappé par un ralentissement brutal de son activité. Les entreprises du bâtiment sont confrontées aux difficultés d’approvisionnement, à un nombre croissant de travailleurs malades, ainsi qu’à l’absence cruelle de protections.

Le cynisme de la bourgeoisie n’a pas de limites. Il atteint tous les domaines, même les plus macabres, comme celui des pandémies. Sous le capitalisme, l’existence de maladies peut rapporter de l’argent, massivement. Ces dernières années, alors que les services de santé ont été détruits par les politiques d’austérité, des investisseurs ont empoché des sommes colossales d’argent public en spéculant sur les pandémies. Depuis 2017, la Banque mondiale leur permet d’acheter des obligations qui peuvent rapporter jusqu’à 11 % d’intérêts par an, sous prétexte de lutte contre les pandémies dans les pays pauvres, notamment. Si une pandémie se déclare, ils perdent leur mise. Mais tout est prévu,

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Pour comprendre ce qui s’en vient, il faut comprendre d’où on vient. En janvier et février 2020, le comité de rédaction de La Riposte socialiste a rédigé le document de perspectives suivant. Ce document décrit les tendances générales au sein de la politique et de l’économie canadiennes, afin d’aider les révolutionnaires à orienter leurs activités. Nous y parlions notamment de l’imminence d’un krach économique, qui aurait des répercussions particulièrement fortes sur le Canada. Nous y affirmions que tout ce dont ce krach avait besoin était d’une étincelle, mais nous ne savions pas ce qu’elle serait cette étincelle ni quand elle se produirait exactement. Cette

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Depuis 5 ans, je suis pompier volontaire dans une petite caserne du sud de la France. Comme de nombreuses autres professions, nous sommes mobilisés face à l’épidémie du COVID-19. Et comme nos collègues des services de santé, nous faisons le maximum avec les moyens du bord.

La section italienne de la Tendance Marxiste Internationale (TMI) a lancé une campagne intitulée : Les travailleurs ne sont pas de la chair à canon ! Cette campagne exige : 1) la suspension de toute production non essentielle, avec payement intégral des salaires ; 2) dans les entreprises et services essentiels, la mise en place de mesures de protection efficaces.

Il y a plus de 20 ans, à la veille de l’introduction de l’euro, la TMI expliquait que face à une grave crise du capitalisme européen, la zone euro se disloquerait « au milieu des récriminations mutuelles ». Jeudi dernier, lors d’une conférence entre dirigeants de l’Union Européenne, ces récriminations ont dominé les discussions.

L’actuelle crise sanitaire marque un tournant de l’histoire mondiale. Ses répercussions économiques, sociales et politiques seront colossales. La réaction en chaîne qui a commencé en décembre 2019, dans un marché couvert de Wuhan, ne s’éteindra pas avec le reflux de la pandémie.

Depuis qu’elle est devenue l’épicentre de la pandémie du coronavirus, l’Europe est maintenant confrontée à sa plus grave crise depuis la Seconde Guerre mondiale. Tous les piliers de la soi-disant « intégration européenne » commencent à s’écrouler sous cette pression.

Le pays entier est supposé être confiné depuis le 16mars. Macron l’a dit et les médias l’ont répété: «restez chez vous! ». Pour ma part et comme des millions d’autres salariés, je ne suis pas confiné. Je continue à sortir tous les jours, pour aller travailler comme caissier dans une supérette «équitable». Les ventes enregistrent des chiffres record et le patron nous envoie chaque jour des mails dithyrambiques pour nous féliciter de notre implication dans cet «effort national».

Pris en étau entre les mouvements de grève des travailleurs et la pression du patronat, le gouvernement italien est revenu sur sa décision de suspendre les activités de production non essentielles, annulant de fait les mesures prises le samedi21mars pour lutter contre la pandémie de coronavirus. En réponse, les travailleurs de Lombardie préparent désormais une grève générale, qui pourrait entrainer d’autres régions dans le mouvement.

Un nouvel «accord» a été proposé en janvier par Donald Trump, élaboré avec son conseiller (et gendre) Jared Kushner. Cette «Vision pour la paix», annoncée en grande pompe comme l’«Accord du siècle», n’est pas un accord –et n’a rien à voir avec la paix. Il vise à donner toute latitude à la classe dirigeante israélienne dans sa colonisation des terres palestiniennes.