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La journée d’action contre la réforme des retraites, hier, a été riche en enseignements. En voici quelques-uns.

Hier, pour la onzième fois en l’espace de dix mois, le gouvernement de la Première ministre française Elisabeth Borne a eu recours à l’article 49.3 de la constitution, pour faire adopter sans vote la détestée réforme des retraites de Macron. Mais cette fois-ci, évidemment, ce n’est pas passé inaperçu. Dans les heures qui ont suivi l’annonce de la Première ministre, des milliers de personnes se rassemblaient place de la Concorde, à Paris, pour dénoncer ce passage en force. Des rassemblements spontanés ont eu lieu dans d’autres villes.

Ce matin, les valeurs bancaires ont chuté rapidement – non seulement aux États-Unis et dans les banques régionales, mais aussi dans le monde entier – à la suite de l’effondrement des banques régionales américaines SVB Financial et Signature au cours du week-end. Quelles sont les causes de leur effondrement et quelles en sont les implications plus larges?

La mobilisation contre la réforme des retraites entre dans une phase décisive. Toutes les journées d’action, depuis celle du 19 janvier, ont confirmé l’ampleur de l’opposition au projet du gouvernement et, au-delà, à l’ensemble de sa politique. Mais comme nous l’avions anticipé, ces mobilisations de 24 heures ne pouvaient pas, à elles seules, faire reculer Macron sur ce qui constitue le cœur de son offensive : le report de l’âge du départ à la retraite, l’augmentation de la durée de cotisation et la suppression des régimes spéciaux.

Le retour de l’École marxiste d’hiver de Montréal en personne après trois ans d’absence n’a pas déçu. Environ 460 personnes se sont réunies pour une fin de semaine d’éducation marxiste dans une ambiance tout simplement électrique. Tenue sous le thème « Le parti révolutionnaire », nous en ressortons plus confiants que jamais que nous réussirons à bâtir cette organisation révolutionnaire nécessaire au renversement du capitalisme!

Tôt dans la matinée du 6 février, un séisme dévastateur a fait trembler le Moyen-Orient. Sa magnitude de 7,8 en fait le plus violent tremblement de terre qu’ait connu cette région dans la période récente. Son onde de choc a été ressentie jusqu’au Groenland.

La Tendance Marxiste Internationale, dont Révolution est la section française, est fière d’annoncer le lancement d’un nouveau podcast hebdomadaire en anglais : l’International Marxist Radio.

Le 10 janvier dernier, le ministre britannique des Transports, Grant Shapps, a rendu public un projet de loi visant à imposer un « service minimum » dans plusieurs secteurs, dont les transports, l’éducation et la santé. Des millions de travailleurs seraient privés du droit de grève.

 

L’indignation face à la violence policière a éclaté une fois de plus à travers les États-Unis. Les manifestations ont commencé à Memphis le vendredi 27 janvier, après la diffusion d’une vidéo montrant des policiers battant à mort Tyre Nichols, 29 ans, photographe et employé de FedEx. Des manifestations ont eu lieu dans au moins 38 villes du pays.

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées le 19 janvier à Lima, la capitale du Pérou, pour tenter de renverser la présidente Dina Boluarte. Celle-ci est arrivée au pouvoir lors du coup d’État qui, le 7 décembre, a destitué et incarcéré le président démocratiquement élu, Pedro Castillo. Malgré les barrages routiers de la police et l’état d’urgence proclamé par le gouvernement, des colonnes de manifestants ont déferlé sur la capitale, tandis que des manifestations se déroulaient dans de nombreuses autres villes du pays.

La scission du NPA n’a pas suscité beaucoup d’intérêt dans la masse de la population et ne changera rien au développement de la lutte des classes en France. Cependant, une couche de la jeunesse et du salariat sympathisait avec le profil « anticapitaliste » de cette organisation. Certains s’interrogent sur la signification de cet événement. Tâchons de les éclairer.

Plus d’un million de personnes étaient dans les rues de France pour participer à plus de 200 rassemblements dans le cadre d’une grève nationale contre la dernière attaque du président Macron contre les retraites. Les travailleurs du rail, des transports parisiens, des raffineries de pétrole et des médias, en plus des enseignants, des fonctionnaires, des camionneurs et des employés de banque ont tous débrayé pour s’opposer au projet de Macron d’augmenter l’âge de la retraite. Le potentiel d’une confrontation directe existe, mais les dirigeants syndicaux sont-ils à la hauteur de la situation? 

Le 7 décembre dernier, l’oligarchie péruvienne obtenait la destitution et l’arrestation du président élu en juillet 2021 : l’ex-syndicaliste enseignant Pedro Castillo. Ce dernier avait pourtant multiplié les concessions à la bourgeoisie, depuis son élection, mais celle-ci ne voulait pas s’en satisfaire : elle exigeait le contrôle direct de la présidence du pays.

A peine un mois après le spectacle pompeux du XXe congrès du Parti Communiste Chinois, la colère qui fermentait dans les profondeurs de la société chinoise est en train de faire irruption à la surface. Le 23 novembre, l’usine géante de Foxconn située à Zhengzhou dans le Henan a été le théâtre d’un violent affrontement entre la police et des ouvriers qui protestaient contre le détournement de leurs salaires. Dans les jours qui ont suivi, des manifestations massives ont éclaté dans de nombreuses villes, pour protester contre les mesures draconiennes de confinement du régime. Celles-ci cristallisent tout le mécontentement accumulé dans la société chinoise. Comme nous

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La montagne a accouché d’une souris. Le 20 décembre, le Congrès péruvien s’est à nouveau penché sur la question d’une élection anticipée, qu’il avait rejetée vendredi 16 décembre. Lorsque Dina Boluarte a succédé illégitimement au président Castillo, elle a annoncé qu’elle resterait en fonction jusqu’en 2026. Cela est devenu intenable. Il est clair qu’une partie de la classe dirigeante péruvienne comprend qu’elle doit réformer le système politique pour tenter d’apaiser l’énorme vague d’indignation soulevée par le coup d’État du Congrès contre le président Castillo le 7 décembre.

Fin novembre, la Chine a été le théâtre de mobilisations inédites contre les mesures de confinement. Même si elles sont restées d’une ampleur limitée, en termes quantitatifs, leur potentiel a effrayé le régime et l’a obligé à renoncer à sa politique de « zéro Covid ». Ceci a immédiatement déclenché une vague de contaminations qui semble importante.